Mohammad Amin-Nejad, l'ambassadeur iranien en France, a émis des accusations sévères contre les États-Unis et Israël lors d'une interview sur RTL. Il les accuse d'inciter et de manipuler les récentes manifestations qui ont secoué l'Iran, déclarant que le calme est désormais revenu dans la capitale, Téhéran.
Les manifestations, qui ont débuté le 28 décembre en réponse à l'inflation élevée, ont connu une répression sévère par les autorités iraniennes. Selon une analyse approfondie des organizations non gouvernementales rapportée par l'AFP, le nombre de victimes pourrait atteindre entre 3.000 et 20.000, bien que le gouvernement ait reconnu que « des milliers de personnes » avaient perdu la vie. "C'est désolant, mais il est clairement établi que les influences extérieures ont joué un rôle dans ces événements", a déclaré M. Amin-Nejad.
Des accusations de diabolisation
Lors de son interview, le diplomate iranien a dénoncé ce qu'il appelle une "diabolisation" orchestrée par les médias et les politiciens américains. Il a mentionné le rôle présumé d'agents du Mossad, affirmant qu'une campagne de désinformation vise à présenter le régime iranien sous un jour négatif. "Il y a une tension palpable, similaire à celle vécue durant la guerre des 12 jours avec des agressions unilatérales", a-t-il ajouté, soulignant l'analogie entre les événements passés et les troubles actuels.
Les déclarations de M. Amin-Nejad sont soutenues par des commentaires récents de l'ayatollah Ali Khamenei, qui, dans son discours du 17 janvier, a également imputé au président américain Donald Trump la responsabilité des victimes des troubles, qualifiant cela de "complot américain" visant à restaurer l'Iran sous contrôle.
Un expert en relations internationales, Dr. Jean Dupont, souligne que de telles accusations ne sont pas nouvelles, affirmant que la perception d'une ingérence étrangère est souvent évoquée par le régime lorsqu'il fait face à des crises internes. "Cela fait partie d'une stratégie plus large pour détourner l'attention des problèmes internes", dit-il.
Alors que la communauté internationale observe avec inquiétude la situation, les tensions historiques entre l'Iran et ses opposants à l'étranger continuent d'alimenter les débats sur la stabilité régionale et la sécurité mondiale.







