Interrogé par RMC, le comité olympique et paralympique américain a clarifié la présence controversée d'ICE, la police de l'immigration des États-Unis, durant les Jeux olympiques d'hiver à Milan-Cortina. Cette annonce a provoqué de vives réactions depuis le 27 janvier, dans un contexte tendu face aux actions de la police d'immigration américaine. Des agents d'ICE sont prévus pour se déployer en Italie entre le 6 et le 22 février pour garantir la sécurité des événements.
Un porte-parole d'ICE a déclaré à l'AFP : Aux Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) d'ICE collaborera avec le Service de sécurité diplomatique du département d'État américain, ainsi qu’avec les autorités italiennes, pour identifier et réduire les risques liés aux organisations criminelles transnationales.
Cependant, cette initiative a suscité une forte inquiétude. Le maire de Milan, Giuseppe Sala, a exprimé son opposition, affirmant : Ils ne sont clairement pas les bienvenus ici, c'est indiscutable.
Il a même qualifié l'ICE de milice qui tue
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En réponse aux critiques, le comité olympique américain a précisé à RMC qu'il ne collabore pas avec les forces de l'ordre ou les agences d'immigration américaines dans la planification ou la mise en œuvre des Jeux, y compris avec celles du Département de la sécurité intérieure, souvent appelées ICE.
Ils ont toutefois insisté sur le rôle de liaison des agents d'ICE qui épauleront les services de sécurité italiens.
Ces agents agiront dans un rôle de liaison et de conseil, en coopération étroite avec les forces de l'ordre italiennes, sans mener d'activités de maintien de l'ordre ou d'immigration en territoire italien.
Cette controverse rappelle les tensions persistantes autour des politiques d'immigration aux États-Unis et les préoccupations croissantes concernant les droits de l'homme. Les JO, symboles d'union et de paix, sont désormais teintés d'une polémique complexe.







