En visite à Alger, Ségolène Royal a exprimé ses souhaits pour une reconstruction des relations entre la France et l’Algérie, insistant sur l’importance de respecter la souveraineté nationale algérienne dans un contexte de tensions diplomatiques. Ce mardi 27 janvier, l'ancienne ministre a déclaré : « La reconstruction de l’amitié entre nos pays est un devoir envers les jeunes générations des deux rives », exhortant à dépasser « les politicienneries et les provocations » qui nuisent aux relations bilatérales.
Récemment désignée présidente de l’Association France-Algérie, Royal a été reçue par le président Abdelmadjid Tebboune, symbole, selon elle, d’une « volonté de dialogue, sous réserve de respect mutuel ». Toutefois, certains sujets demeurent épineux, comme l’incarcération de Christophe Gleizes et la situation de l’ambassadeur de France à Alger, jugé « indésirable » après ses interventions médiatiques, relate Le Journal du Dimanche.
« Ségolène Royal ne connaît pas vraiment ces dossiers »
Son discours, bien que prônant une approche mémorielle, a été critiqué par certains, notamment l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt. Ce dernier a affirmé sur Europe 1 que « Ségolène Royal ne se spécialise pas dans ces dossiers » et que sa posture ne la représente que « en tant qu’individu et non en tant que ministre ». Il a ajouté que l'ancienne candidate à la présidentielle devrait porter une attention particulière aux véritables enjeux diplomatiques.
Pour Royal, il est crucial de « restituer les biens culturels et les archives », tout en évoquant la nécessité de fournir à l’Algérie un « dossier complet sur les essais nucléaires dans le Sahara, afin d'évaluer les dommages ». Elle a promis de faire part de ces préoccupations au président Emmanuel Macron lors de son retour à Paris.







