Kim Yo-jong, la sœur influente du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a vivement dénoncé, ce mardi, le début des exercices militaires annuels conjoints entre Séoul et Washington, tout en critiquant fermement les frappes américano-israéliennes en Iran.
Ces exercices, dénommés « Freedom Shield », ont débuté lundi et mobiliseront environ 18.000 soldats sud-coréens, ainsi qu'un nombre encore non communiqué de soldats américains. Dans ce contexte, Kim Yo-jong a déclaré que ces manœuvres surviennent à un moment charnière où la sécurité mondiale est en plein effondrement.
« Nous assistons à des guerres se déclarant aux quatre coins du monde, en grande partie à cause des actes imprudents de certains voyous internationaux », a-t-elle exprimé, en renvoyant implicitement aux États-Unis et à Israël. Elle a qualifié les frappes sur l'Iran d'« acte d'agression illégale », montrant dans cette déclaration la nature « voyous » de Washington. En effet, elle n'est pas la seule à émettre des critiques : des analystes comme Pierre Rigoulot, spécialiste des relations internationales, soulignent que les tensions militaires peuvent entraîner de graves répercussions.
Les exercices militaires sont perçus par Pyongyang comme des préparatifs à une invasion potentielle, d'autant plus que, officiellement, la Corée du Nord et les États-Unis n'ont jamais signé de traité de paix post-guerre de 1950-1953, restant ainsi techniquement en guerre.
Kim Yo-jong, récemment promue à la tête du département des affaires générales au sein du Parti des travailleurs, scrute de près les répercussions de ces manœuvres militaires. Lors d’un récent congrès, ses positions sont devenues plus influentes, renforçant ainsi son rôle dans la politique nord-coréenne.
Alors que les États-Unis montrent des signes d'ouverture pour relancer les négociations de haut niveau, notamment par le biais d'une rencontre potentielle entre Donald Trump et Kim Jong-un, la réponse de Pyongyang reste froide. Kim Jong-un a affirmé que les deux nations pourraient s'entendre, à condition que Washington accepte le statut nucléaire de la Corée du Nord, tout en rejetant les initiatives du président sud-coréen Lee Jae Myung, appelant à un dialogue bilatéral.







