La campagne officielle pour les élections municipales de 2026 débutera le 2 février, marquant l'instauration d'un cadre réglementaire strict visant à assurer l'équité et le pluralisme dans l'information diffusée par les médias. À 42 jours du premier tour prévu pour le 15 mars, l'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a promis d'être particulièrement vigilante face aux défis d'information qui se posent en période électorale.
Martin Ajdari, président de l'ARCOM, a souligné que ces nouvelles règles ont pour but de protéger les chaînes de télévision et de radio des désordres informationnels tout en préservant leur liberté éditoriale. Cette démarche est essentielle à une période où la polarisation de l'information est de plus en plus préoccupante.
Les nouvelles directives mettent l'accent sur une « équité des temps de parole » pour tous les candidats et leurs soutiens, tant au niveau local que national. Chaque semaine, un décompte serré des interventions devra être réalisé, permettant ainsi un suivi plus rigoureux que par le passé.
Objectifs des nouvelles règles
Ces règles visent à accomplir deux objectifs clés : le pluralisme des programmes médiatiques et la qualité de l'information diffusée. Les chaînes doivent faire preuve de transparence et d'honnêteté dans leur traitement des sujets électoraux, conformément à la loi de 1986 sur le pluralisme dans l'audiovisuel.
Contrôle de l’équité
Les chaînes sont tenues de soumettre des rapports sur les temps de parole au fur et à mesure de la campagne. Catherine Jentile de Canecaude, membre de l'ARCOM, a déclaré que les premières statistiques seront demandées dès le 16 février. L’autorité publiera ces informations sur son site pour garantir la transparence.
L’évaluation de l’équité se fera selon divers critères, incluant la représentativité électorale et l'implication réelle des candidats durant la campagne. Ce système est appliqué à la fois au niveau local et national, afin que l'exposition médiatique soit proportionnelle au poids électoral des candidats.
À l'approche du vote
Les jours précédant le vote, une période de réserve débutera à partir de 0 heure le samedi. Aucun sondage ni résultat ne pourra être diffusé pendant ce laps de temps, garantissant ainsi un cadre équitable jusqu'à l'annonce des résultats. Les estimations seront autorisées uniquement à partir de 20 heures le soir du vote.
En cas de non-respect des règles, l'ARCOM peut intervenir en demandant des corrections ou en imposant des sanctions. « L'objectif est de préserver la liberté de communication tout en assurant un équilibre dans l'information, » a ajouté Martin Ajdari.
Il est crucial que les médias numériques réglementent également leur contenu pendant la campagne, suivant des règles similaires à celles établies pour la presse écrite.
À découvrir : L'ARCOM travaille également sur les ingérences numériques étrangères et collabore avec Viginum pour assurer la sécurité des élections. Pour plus d'informations sur ces sujets, consultez l'article d'Ouest-France.







