Le mercredi 28 janvier, Isabelle Montanari, ancienne élue socialiste, a officiellement annoncé son ralliement à la liste "Brest Nouvelle Vague", dirigée par Sébastien Muscat. Opposée à un cinquième mandat de François Cuillandre, elle avait subi une défaite lors de la primaire interne du PS en novembre, ralliant dès lors l'alternative à gauche proposée par Muscat.
« C'est vraiment un mandat de trop, il faut un nouveau souffle, une vision renouvelée. Il est temps de changer de méthode, on est en 2026 », a affirmé l'ergothérapeute de 46 ans, qui figurera parmi les dix premiers candidats de la liste. Ce ralliement n'est pas une surprise, Montanari s'étant déjà engagée dans la campagne de la liste citoyenne il y a plusieurs semaines.
Elle a rendu sa carte au PS
Après quinze ans d'adhésion au Parti Socialiste, Montanari, qui a occupé des postes clés tels que l'adjointe à l'action sociale et vice-présidente de la métropole, a décidé de quitter le parti. Bien qu'elle ait tenté en vain d'obtenir un soutien durant le vote interne des socialistes brestois avec seulement 6,4 % des voix, elle avait promis d'apporter son soutien à un candidat unique de la gauche, pourvu qu'il y ait une union large incluant également les écologistes.
Elle exprime sa conviction qu'il est essentiel de donner un nouveau souffle à la gauche locale, en voyant ce moment comme la fin d’un cycle qui a débuté avec l’élection de Pierre Maille. « Il y a eu un bon programme, très métropolitain, mais qui a oublié certains quartiers », déplore Montanari, plaidant pour le renforcement des mairies de quartier et une meilleure prise en compte du vieillissement de la population.
Une liste qui prend de l'épaisseur
Sébastien Muscat, ingénieur à Thales et président du Brest Urban Trail, rassemble autour de sa liste citoyenne plusieurs mouvements politiques, tels que Génération.s et Les Radicaux de Gauche. Cependant, cette liste reste majoritairement composée de citoyens non encartés, avec seulement six membres issus de partis, dont l’actuel adjoint au maire, Xavier Hamon. Montanari souligne que « tous les candidats travaillent ; nous ne dépendons pas d’un mandat électoral pour vivre », ajoutant que Brest Nouvelle Vague pourrait facilement devancer Cuillandre lors du premier tour.







