L'ancien député et proche de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, s'est exprimé avec véhémence contre la décision d'Emmanuel Macron de nommer Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Pour lui, cette nomination constitue une offense à cette institution unique et séculaire.
La désignation de Montchalin, actuelle ministre des Comptes publics, a suscité de vives réactions, allant des insatisfactions exprimées par La France Insoumise (LFI) jusqu'aux inquiétudes des députés du Rassemblement National (RN). Les opposants soulignent la possibilité d'un conflit d'intérêts durant cette transition.
Invité de l'émission « L'heure des pros » sur CNews, Guaino n'a pas caché son désarroi : « J’ai honte pour [s]on pays ».
Il a poursuivi : « Pourquoi à chaque fois que le président de la République prend une décision politique, j’ai honte pour mon pays ? » Se considérant comme un expert de la Cour des comptes après y avoir été membre pendant près de vingt ans, il a ajouté : « C’est une institution cruciale pour notre équilibre constitutionnel. »
Fondée en 1319, la Cour des comptes est l’une des plus anciennes institutions de France, un héritage de la Chambre des comptes de Paris. Son rôle, comme le rappelle Guaino, est essentiel à la bonne gouvernance : « Il n’y a pas d’équivalent d’une telle institution dans le monde ». Amélie de Montchalin, qui doit prendre ses fonctions le 23 février prochain, succède à Pierre Moscovici, également ancien ministre. Cette nomination ne cesse d’alimenter de vives débats dans le paysage politique français.







