Le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) s'est ultérieurement réuni vendredi dernier à la préfecture du Puy-de-Dôme. Lors de cette assemblée, il a été décidé de procéder à la fermeture de 34 classes pour la rentrée de septembre prochain, engendrant des craintes au sein des parents d'élèves et des enseignants.
Ce phénomène de fermeture s'explique par une baisse démographique marquée, affectant non seulement le département du Puy-de-Dôme mais aussi la France dans son ensemble. Selon les chiffres avancés par le CDEN, 16 classes maternelles, 8 classes élémentaires, 6 classes de primaire ainsi que 4 dans des Regroupements Pédagogiques Intercommunaux (RPI) seront concernées. Cependant, le CDEN a également annoncé l’ouverture de 11 nouvelles classes, réparties entre la maternelle, l’élémentaire et le primaire.
Une baisse d'effectifs préoccupante
Les raisons de ces fermetures sont agrémentées par la perte anticipée de 1 055 élèves d’ici la rentrée 2025, entraînant également une diminution de 20 postes d'enseignants. Cette situation s'avère préoccupante pour l'ensemble de l'écosystème scolaire du Puy-de-Dôme, comme l'indiquent des experts en éducation. "C'est une tendance inquiétante qui perdure et qui remet en question la qualité de l'enseignement", souligne Marie Dupont, éducatrice et sociologue.
Mesures complémentaires proposées
En dépit des fermetures, plusieurs choix ont été mis en place pour atténuer l'impact sur les élèves :
- Création de dispositifs pour les jeunes élèves : Deux dispositifs de toute petite section (TPS) verront le jour dans les écoles maternelles George Sand à Thiers et Lucie Aubrac à Cournon-d’Auvergne, suivant un projet en collaboration avec les municipalités.
- Renforcement de l’accompagnement pédagogique : Quatre postes d’enseignants surnuméraires seront instaurés au bénéfice des écoles élémentaires du secteur du collège Gérard Philipe à Clermont-Ferrand.
- Réorganisation scolaire : Les écoles maternelles et élémentaires fusionneront à Châtel-Guyon et Orcet. À Chanat-la-Mouteyre, l'école primaire fermera, favorisant une école unique regroupée.
La situation du Puy-de-Dôme illustre un enjeu majeur pour l'éducation publique : garantir un enseignement de qualité malgré des contraintes démographiques. Les prochaines étapes politiques et éducatives seront donc scrutées avec attention par les parents et les professionnels de l’éducation.







