Un rapport récent de la CGT-Conseil d’État-Cour nationale du droit d’asile, consulté par plusieurs médias, met en évidence des comportements discriminatoires troublants parmi certains juges assesseurs et magistrats. Près de 80 % des agents interrogés affirment avoir été témoins de propos racistes, sexistes et homophobes au cours des audiences.
La situation critique de la cour nationale du droit d’asile (CNDA) est ainsi soulignée par cette étude, qui révèle des réflexions inappropriées et un climat de méfiance envers les demandeurs d’asile. Dans ce contexte, un rapport de la CGT-CE-CNDA fournit des exemples inquiétants de propos tenus par des membres de la formation de jugement, créant un doute quant à leur capacité à traiter les dossiers avec impartialité.
un climat de mépris envers les demandeurs d’asile
Au fil des 45 pages de ce rapport, des témoignages font état de commentaires dégradants à l'égard des demandeurs, faisant écho à des stéréotypes racistes et colonialistes. Des juges auraient notamment déclaré : « Des Somaliens, j’en ai tué moi quand j’étais dans l’armée », ou « Une femme noire sans enfants, ce n’est pas possible ». Ces propos soulèvent des questions fondamentales sur l’intégrité des décisions rendues.
Les réflexions sexistes et LGBTphobes sont également pointées du doigt. Un agent a rapporté qu'un juge avait dit, à l’attention d’une victime : « Même un chien ça ne reste pas dix ans avec son maître quand il se fait taper ». Face à ces comportements, il n’est pas étonnant que le climat général à la CNDA soit qualifié de toxique.
un constat alarmant parmi les agents
Un total de 288 agents ont répondu au questionnaire de la CGT, dont une majorité a témoigné d’une culture organisationnelle qui semble tolérer ces abus. 78 % des répondants affirment avoir été témoins de propos discriminatoires qui mettent en doute l’impartialité des juges. La CGT a insisté sur la nécessité d’adresser ces comportements, qui contribuent à un manque d'empathie dont pâtissent les demandeurs d’asile.
Les psychiatres et spécialistes du comportement humains sont préoccupés par le manque de compassion observé dans ces instances. « C'est un problème structurel qui nécessite une réforme en profondeur des pratiques judiciaires », a commenté un expert, plaçant la responsabilité sur les instances judiciaires elles-mêmes.
Pour résumer, le rapport de la CGT met en lumière des abus qui se produisent en toute impunité au sein de la CNDA. Bien que la direction ait été informée de la situation dès octobre 2025, elle est restée silencieuse, laissant entrevoir des besoins urgents d'intervention. Les perspectives d’un changement significatif semblent encore lointaines, et les victimes continuent de faire face à une justice entachée par la discrimination.







