l'essentiel
Le portail d'annonces immobilières Bien’Ici, qui se positionne comme le deuxième acteur du secteur, a récemment partagé son bilan pour 2025 ainsi que ses prévisions pour 2026. Régis Sébille, responsable des études, nous donne des clés pour comprendre cette dynamique du marché.
2025, une année de reprise pour le marché immobilier ?
Avec près de 945 000 transactions enregistrées, 2025 est indéniablement marquée par la relance du marché de l'immobilier résidentiel sur l'ensemble du territoire. Les grandes métropoles, ainsi que de nombreuses villes moyennes, affichent un redémarrage convaincant, bien que le marché rural semble quant à lui rester en mode attentiste.
Quels indicateurs confirment cet intérêt grandissant pour l'immobilier ?
Bien’Ici, qui collabore avec environ 15 000 agences immobilières et a comptabilisé 220 millions de visites en 2025, dispose d'un volume de données révélatrices sur le marché. L'offre d'annonces a crû de 4 % à l'échelle nationale, tandis que le nombre de contacts concernant ces annonces a bondi de 11 %. À Toulouse, malgré une légère baisse de l'offre (-0,7 %), la demande a augmenté de 21 %, renforçant ainsi l'idée d'une solide reprise. Cela traduit une vraie volonté d'achat chez les ménages.
Quel type de contact est enregistré par ces demandes ?
Les contacts représentent les interactions initiées par les annonces, que ce soit pour demander des informations complémentaires, des photos ou organiser des visites. Cela démontre un intérêt plus sérieux et mûr des acheteurs potentiels pour l'acquisition de leur logement.
Les ventes se concluent-elles plus rapidement ?
Cela semble être le cas. En effet, la durée moyenne de diffusion des annonces a diminué de dix jours, passant à 80 jours au niveau national, et même à 65 jours à Toulouse, où les biens trouvent preneur rapidement.
Qu'est-ce qui a contribué à ce changement ?
Les taux de crédit, un facteur critique pour le pouvoir d'achat immobilier, se sont stabilisés autour de 3,3 % sur 25 ans. Cela a permis aux ménages de retrouver leur capacité d'achat, après avoir dû retarder leurs projets suite à des taux dépassant les 4 % en 2023. Cette période d'attente a également offert aux acheteurs potentiels l'opportunité d'augmenter leur apport personnel.
Cette situation est-elle amenée à perdurer en 2026 ?
C'est une préoccupation bien réelle. Nous anticipons une possible remontée des taux après l'été 2026, ce qui pourrait freiner les projets d'achat, en particulier pour les primo-accédants. Néanmoins, nous prévoyons que les volumes de ventes resteront stables autour de 945 000 transactions.
Comment se comporte le marché immobilier en milieu rural ?
Le dynamisme est sensiblement différent. Suite à la pandémie, les prix avaient considérablement augmenté, portés par l'engouement pour la vie à la campagne. Toutefois, l'inflation des coûts, notamment des carburants, a modifié le paysage. On constate un intérêt réduit pour ces biens, souvent de caractère historique, qui n'attirent plus autant les ménages.







