Le milliardaire tchèque, Daniel Kretinsky, dévoile ses ambitions pour le groupe Fnac Darty. Actuellement actionnaire à 28,5%, via sa filiale Vesa Equity Investment, il vise à acquérir 50% du capital grâce à une offre publique d'achat (OPA) amicale. Ce mouvement, élaboré dans un contexte concurrentiel exacerbé, s'inscrit dans une stratégie plus vaste de domination sur le marché de la distribution.
Le conseil d'administration de Fnac Darty a largement soutenu cette initiative, comme en témoigne leur déclaration : "L'offre a été unanimement accueillie favorablement." Cependant, une autre ombre plane sur cette transaction : le géant chinois JD.com, désormais deuxième actionnaire avec 21,9% des parts, après un accord avec Ceconomy.
La présence de JD.com suscite des inquiétudes auprès de Kretinsky, d'autant plus que certains observateurs, comme le journal Les Echos, rapportent qu'il envisage une offre au prix de 36 euros par action, représentant une prime de 19% par rapport à la valeur actuelle des titres. Avec 230 millions d'euros en jeu, ce plan pourrait donc se concrétiser dans les prochains mois.
La crainte que suscite l'arrivée de JD.com s'explique par la stratégie agressive du géant chinois, et Kretinsky semble préoccupé par l'aval du ministère de l'Économie, qui a négocié un "accord supra-légal" avec JD.com, l'engageant à ne pas augmenter sa part au-delà de ce seuil critique. Alors que Bercy s'efforce de rassurer, Kretinsky lui-même exprime des réserves sur l'efficacité de cette stratégie.
Des experts en économie et en commerce international soulignent également les ramifications potentielles de cette OPA, pouvant remodeler le paysage commercial français. Dès lors, le secteur reste attentif et à l'affût des développements futurs qui pourraient en faire une transaction historique.







