Le 26 janvier 2026, un tribunal judiciaire de Rennes a condamné une mère de 29 ans pour des violences répétées sur son fils de 12 ans. L'incident a eu lieu deux mois plus tôt, lorsque la prévenue a utilisé des ciseaux de couture pour blesser son enfant à la cuisse.
Le 25 novembre 2025, la mère a alerté les autorités depuis leur logement dans le quartier Cleunay. À l'arrivée des policiers, l'enfant a été trouvé allongé sur son lit, avec une blessure visible à la cuisse gauche. En étant interrogée, la mère a reconnu son geste, déclarant simplement : J’étais tellement énervée.
Un acte désespéré influencé par les circonstances
Les tensions avec son fils, qu'elle accuse d'être influencé par des dealers du quartier et impliqué dans des comportements problématiques à l'école, ont conduit à cet acte. Elle a révélé avoir perdu le contrôle face à des incidents récents, dont l'introduction d'un fumigène au collège.
Après les faits, l'enfant a été conduit à l'hôpital et placé sous la protection d'un éducateur dans le cadre d'un placement provisoire.
Reconnaissance de violence et appel à la compréhension
Lors de son audience, la mère a admis avoir eu recours à la violence auparavant, avec des coups de claquettes
, mais elle a exprimé sa douleur et son regret. Le tribunal a rappelé que des actes de cette nature vont au-delà des limites de l'acceptable envers un enfant, soulignant l'inacceptable de ses gestes.
Une évaluation psychiatrique n’a révélé aucune pathologie mentale chez la prévenue, mais a tout de même mis en lumière des traits de personnalité liés à l'impulsivité émotionnelle et des difficultés de parentalité. Elle a également décrit une période de fatigue extrême et un épisode dépressif antérieur.
Le traumatisme de l'enfant et la peine prononcée
L'impact psychologique sur le jeune garçon a été souligné, le décrivant comme vulnérable et craintif face à l'idée de revoir sa mère
. Le ministère public a demandé une peine de dix mois d'emprisonnement avec sursis probatoire afin de permettre à la mère de se ressaisir et d’accéder à des soins psychologiques.
La défense a plaidé pour une compréhension du contexte difficile de sa vie, marquée par des difficultés économiques et émotionnelles. Le tribunal a finalement déclaré la mère coupable, lui infligeant une peine de dix mois d'emprisonnement avec sursis et l'obligeant à suivre des soins psychologiques avec un stage de responsabilité parentale. La situation du couple mère-enfant sera désormais traitée par un juge des enfants, pour évaluer la possibilité d’un avenir commun.







