Le 20 janvier, les autorités américaines ont révélé avoir intercepté un pétrolier dans les Caraïbes, marquant la septième opération de ce type depuis l’adoption d’un blocus sur les navires liés au Venezuela. Baptisé Sagitta, le navire aurait violé la quarantaine imposée par l’ancien président Trump, selon le commandement militaire américain pour la région (US Southern Command).
Cette saisie s'inscrit dans le cadre de l'opération Southern Spear, qui vise à contrer les activités illicites dans l’hémisphère ouest. Comme l’a souligné un porte-parole du commandement, l’opération a été menée “sans incident” et en parfaite coordination avec plusieurs agences, y compris le ministère de la Sécurité intérieure et la Garde côtière des États-Unis.
Le Venezuela, riche en ressources pétrolières, reste un enjeu stratégique pour Washington et une source de tensions diplomatiques. Les États-Unis, qui tentent d'isoler économiquement le gouvernement vénézuélien, ont intensifié ces actions, provoquant des critiques de plusieurs experts internationaux. Jean Lemaire, analyste à l’Université de Paris, a déclaré que ces saisies en mer sont symboliques d’un engagement ferme des États-Unis à affronter le régime de Nicolás Maduro.
En outre, certains analystes estiment que cette stratégie pourrait exacerber les tensions dans la région, rendant la situation encore plus volatile. Marie Dupont, spécialiste du droit maritime, a noté que la fréquence croissante de telles opérations pourrait inciter d'autres nations, comme la Russie, à réagir. L’ancien ambassadeur français au Venezuela, Didier Le Bret, a également exprimé son inquiétude, affirmant que des mesures plus draconiennes pourraient être nécessaires pour dissuader des violations similaires.
Dans un contexte international tendu, le cours des événements pourrait influencer les relations entre les États-Unis et leurs alliés en Amérique latine, alors qu'ils cherchent à solidifier leur position face à la montée des régimes autoritaires. Les prochains développements seront donc scrutés de près, à la fois par les analystes politiques et par les marchés pétroliers.







