Ghislaine Maxwell, condamnée dans l'affaire Jeffrey Epstein, a récemment fait savoir qu'elle était disposée à témoigner en faveur de Donald Trump et Bill Clinton, sous certaines conditions. Lors d'une audition à distance devant une commission de la Chambre des représentants, le 9 février, elle a exercé son droit au silence, selon des déclarations du président républicain de la commission, James Comer, rapportées par CBS News. "Nous avions de nombreuses questions concernant les crimes qu'elle et Epstein auraient commis, ainsi que d'éventuels complices", a-t-il déclaré.
Malgré son refus de répondre aux questions de la commission, l'avocat de Maxwell, M. Markus, a laissé entendre qu'elle était prête à parler si le président Trump lui accordait sa clémence. "Elle seule peut fournir un récit complet. La vérité est essentielle; certains n'aimeront peut-être pas ce qu'ils entendront, mais il est impératif que le public soit au courant", a-t-il expliqué. Selon lui, ni Trump ni Clinton ne seraient impliqués dans des actes répréhensibles.
Une stratégie pour obtenir la grâce du président Trump
Pour Suhas Subramanyam, représentant démocrate de Virginie, l’offre de Maxwell semble être "une stratégie pour obtenir la grâce du président Trump". La condamnation de Maxwell pour trafic sexuel de mineures en 2021 a suscité un large débat. Elle purge actuellement une peine de vingt ans dans une prison de sécurité minimale au Texas. Experts et observateurs politiques s'interrogent sur les implications de ce témoignage sur la scène politique actuelle.Maxwell, qui a côtoyé les élites américaines, pourrait aussi ouvrir des révélations bien plus larges sur des personnalités influentes. Ce retournement de situation pourrait raviver des controverses antérieures et peser sur l'image publique des anciens présidents.







