Gisèle Pelicot brise le silence : son combat pour un procès public

Découvrez le témoignage poignant de Gisèle Pelicot sur son processus de guérison après le procès.
Gisèle Pelicot brise le silence : son combat pour un procès public
Gisèle Pelicot pose le 4 février 2026 à Paris © Joel Saget / AFP

Paris (France) – Dans ses mémoires poignantes, Gisèle Pelicot révèle sa difficulté à accepter le huis clos lors du procès historique des viols organisés par son mari. Elle explique dans les pages de son ouvrage intitulé Et la joie de vivre, dont la publication mondiale est prévue pour le 17 février, à quel point sa décision de demander une audience publique a marqué un tournant dans sa vie.

Retournant sur le procès d'Avignon de 2024, Pelicot décrit les événements qui ont résonné à l’échelle mondiale, en raison de l'ampleur des accusations et du nombre important d'accusés. "En repensant à ce moment, je réalise que je n'aurais peut-être pas osé refuser le huis clos, si j'avais eu vingt ans de moins. La peur des regards pesait lourd", confie-t-elle, comme rapporté par Le Monde.

D’une manière introspective, elle explore le sentiment de honte et de vulnérabilité qui accompagne son parcours : "Je n'avais pas peur de mes rides, ni de mon corps. Le poids des années a peut-être atténué ma crainte du jugement", dit-elle, en collaboration avec la journaliste Judith Perrignon.

Pelicot relaye également son anxiété face à l'oratoire, décrivant sa hâte de confronter son mari tout en redoutant le nombre de ses co-accusés. "Les jours qui précédaient le procès, je me voyais piégée par leurs yeux, leurs mensonges et leur lâcheté", se souvient-elle, remettant en question la soudaine prise de décision de fermer la porte.

Lors de sa découverte choquante au commissariat, elle se rappelle des photographies d’elle exhibées lors des abus subis : "Je ne reconnaissais pas la femme sur ces photos. C’était une poupée de chiffon, abattue", témoigne-t-elle, marquant ainsi son parcours de résilience.

Sa demande de faire levée le huis clos ainsi que sa dignité lors du procès ont fait d'elle une figure emblématique de la lutte contre les violences faites aux femmes. "Je ne suis pas une icône, mais une femme ordinaire qui a levé le huis clos", a-t-elle affirmé avec force lors d'une audience à Nîmes en octobre 2025, où le dernier des 51 condamnés a été rejugé. Ce témoignage met en lumière le combat de nombreuses femmes face à des situations de violence, incitant ainsi à un changement sociétal nécessaire.

© 2026 AFP

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