Keir Starmer, le Premier ministre du Royaume-Uni, a cherché à illustrer la cohésion de son gouvernement lors d'une réunion avec son cabinet mardi. Alors que la tempête politique suscitée par l'affaire Epstein persiste, le leader travailliste a réaffirmé le soutien indéfectible de son équipe. Ce scandale, né des révélations concernant les liens de Jeffrey Epstein avec Peter Mandelson, nommé ambassadeur auprès des États-Unis par Starmer avant son limogeage, représente un des plus grands défis pour son administration, qui a pris ses fonctions en juillet 2024.
Lors de cette réunion, reportée par Downing Street, Starmer a remercié ses ministres pour leur soutien, se présentant comme un dirigeant solide et uni dans un contexte particulièrement tendu. Le chef du gouvernement a exclu toute démission, malgré les murmures croissants au sein de son propre parti. En effet, le limogeage de Mandelson a entraîné la démission de plusieurs de ses plus proches conseillers, et des responsables politiques, comme Eluned Morgan, Première ministre galloise, et Andy Burnham, maire du Grand Manchester, ont exprimé leur soutien à Starmer, tout en appelant à la stabilité au sein du Labour.
Malgré ces efforts, des experts estiment que le mécontentement grandissant pourrait nuire à la gouvernance de Starmer. Son gouvernement est critiqué non seulement pour son lien avec Mandelson, mais également pour sa gestion des priorités des Britanniques. Dans un élan d'apaisement, Starmer a soutenu Anas Sarwar, le chef du Labour en Écosse, qui avait appelé à sa démission.
Dans ce climat agité, la publication prochaine des détails concernant la nomination de Mandelson pourrait raviver les critiques. Kemi Badenoch, cheffe de l'opposition conservatrice, a d'ores et déjà déclaré que "la vérité doit éclater", soulignant les craintes quant à l'avenir de Starmer à la tête du gouvernement.
Deux échéances cruciales se profilent à l'horizon : une élection législative partielle et les élections locales de mai, qui seront des tests décisifs pour sa légitimité.
Au milieu de cette tempête, le ministre de la Santé, Wes Streeting, a dévoilé des échanges avec Mandelson, affirmant sa gêne tout en se défendant d'avoir été un ami intime.
Il reste à voir comment Starmer naviguera à travers cette crise, avec certains, comme la police, exprimant des réserves sur les révélations en cours d'enquête.







