Le vice-président américain JD Vance a entamé mardi une visite officielle en Azerbaïdjan, après un passage en Arménie, dans le but de renforcer l'accord de paix récemment établi entre ces deux nations du Caucase du Sud.
Cette mission fait suite à la médiation de Donald Trump, qui avait facilité cette entente l'année dernière. Vance cherche également à promouvoir un projet ambitieux de transport et de communication, visant à relier l'Est et l'Ouest à travers ces deux pays.
La visite a suscité une certaine controverse lorsque Vance a semblé rendre hommage aux victimes du génocide arménien de 1915. Un tweet annonçant ce geste a été retiré, provoquant des interrogations sur la sincérité de ses intentions. Son équipe a rétorqué que le message avait été diffusé par erreur par un membre ne faisant pas partie de la délégation.
Évaluées par l'Arménie comme l'un des événements les plus tragiques de l'histoire, ces atrocités ont causé la mort de près de 1,5 million de personnes entre 1915 et 1916, selon les autorités arméniennes, alors que la Turquie en conteste le terme et le chiffre.
Lors de sa rencontre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev à Bakou, Vance a signé un accord de partenariat stratégique affirmant la solidité des relations américano-azerbaïdjanaises. Il a aussi promis l'envoi de nouveaux moyens maritimes pour renforcer la sécurité des eaux territoriales azerbaïdjanaises.
Aliev a de son côté exprimé sa volonté d'intégrer la coopération militaire avec les États-Unis. Il a mentionné des ventes d'équipements ainsi qu'une collaboration accrue pour lutter contre le terrorisme.
Au cours de son séjour, JD Vance a également rencontré le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Erevan. Parmi les discussions, la situation des dirigeants séparatistes arméniens détenus en Azerbaïdjan a été mise en avant et devrait être abordée durant ses échanges avec les responsables azerbaïdjanais.
La semaine dernière, des verdicts sévères ont été prononcés par un tribunal militaire à Bakou à l'encontre de ces leaders séparatistes, suscitant l'inquiétude de plus de 20 organisations de défense des droits humains. Celles-ci ont adressé une lettre ouverte à Vance pour qu'il plaide en faveur de leur libération.
Le département d'État américain a souligné que cette mission de deux jours vise à accompagner les efforts de paix ouverts par Donald Trump. De plus, un corridor de transit TRIPP, reliant l'Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan via l'Arménie, est en projet pour enrichir les échanges commerciaux.
L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont, rappelons-le, signé un accord historique à Washington cet été afin de mettre fin à un conflit vieux de plusieurs décennies, notamment autour de la région du Karabakh. Ce territoire avait été à l'origine de deux guerres, la première à la chute de l'Union soviétique et la seconde en 2020.
Selon Aliev, le projet TRIPP est une étape supplémentaire vers la paix, le développement et une coopération régionale plus étroite.







