L’annonce du retrait d'un drapeau arc-en-ciel au monument historique de Stonewall à New York a suscité une vive réaction, tant du maire que de diverses organisations. Cette décision découle de directives émises par le Service des parcs nationaux, qui a récemment prohibé l'affichage de bannières autres que celles des États-Unis, en dehors de quelques exceptions.
Le site de Stonewall, qui commémore les émeutes de 1969 suite à un raid policier au bar gay de Greenwich Village, revêt une importance particulière pour la communauté LGBT+. Ces événements marquants sont souvent cités comme le point de départ du mouvement pour les droits LGBT+ aux États-Unis.
Zohran Mamdani, le maire démocrate de New York, a exprimé son indignation face à ce retrait. Sur X, il a précisé : "New York est le berceau du mouvement moderne pour les droits LGBT+ ; aucun acte d'effacement ne pourra altérer cette réalité historique". Les mots du maire soulignent l'importance de ce symbole pour l'identité et l'histoire de la communauté.
Mardi soir, une centaine de manifestants, brandissant des drapeaux arc-en-ciel, se sont rassemblés dans le parc adjacent au Stonewall Inn. Jade Runk, une militante trans de 37 ans, a qualifié cette décision de "gifle", soulignant le message implicite qu'elle véhicule : "C'est un signal clair que nous ne sommes pas les bienvenus". Son sentiment est partagé par Aleksander Douglas, 29 ans, qui a décrit le retrait comme un acte inacceptable d'un gouvernement cherchant à effacer une minorité.
Un représentant de l'organisation GLAAD a également réagi, déclarant que "les valeurs d'inclusion et de liberté incarnées par le drapeau des fiertés ne peuvent pas être effacées". De son côté, Brandon Wolf de l'association Human Rights Campaign a dénoncé l'attitude de l'administration Trump, affirmant que cette dernière tente de nier la joie et la fierté des communautés LGBT+ aux États-Unis.
En dépit de la demande d'éclaircissements faite à l'AFP, le Service des parcs nationaux n'a pas fourni de commentaire. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a pris plusieurs mesures controversées, restreignant les droits des personnes LGBT+, en particulier celles de la communauté transgenre. Dès son investiture, il a émis des déclarations niant l'existence de genres au-delà du binaire, ce qui a accru les préoccupations sur ses intentions envers les droits civiques des minorités.







