La chanteuse Chappell Roan a décidé de rompre avec l'agence artistique dirigée par Casey Wasserman, dont la réputation se dégrade rapidement depuis la révélation d'échanges d'e-mails avec Ghislaine Maxwell, l'ancienne complice de Jeffrey Epstein, condamnée pour avoir facilité le recrutement de jeunes filles. Cette affaire, qui a éclaté fin janvier, a fait naître des appels à la démission de Wasserman, président des JO de 2028 à Los Angeles.
Suite à sa décision, Roan a exprimé : « Aucun artiste, agent ou employé ne devrait être amené à défendre ou à fermer les yeux sur des actes qui sont profondément en contradiction avec nos valeurs morales. » D’autres artistes, incluant des noms moins connus, ont également quitté l’agence, alimentant ainsi l’incertitude autour de Wasserman. Selon le Hollywood Reporter, plusieurs stars envisagent des ruptures, et certains employés pensent même à racheter la société pour la renommer.
Une situation instable
Bien que Wasserman ne soit pas officiellement accusé d'actes répréhensibles liés à Epstein, il a exprimé des regrets pour ses échanges de 2003, qui incluaient des références douteuses à Maxwell. Bien qu’aucune poursuite ne soit en cours à son encontre, ces révélations initialement anodines ont ajouté une pression considérable sur sa position. Le businessman de 51 ans, qui a été en compagnie de personnalités influentes comme Kevin Spacey et Chris Tucker lors d'un voyage avec Clinton en 2002, a affirmé que c'était la seule fois qu'il a rencontré Epstein.
Toutefois, des articles récents lui prêtent des comportements problématiques, alimentant les critiques. Ces accusations, couplées à des demandes de démission venant de responsables locaux comme Janice Hahn, créent une ambiance tendue à l'approche des JO.
Enjeux financiers énormes
Le soutien de certaines figures politiques reste, cependant, un facteur crucial. La maire de Los Angeles, Karen Bass, vise à éviter toute polémique avant l'événement, arguant que la question de la continuité de Wasserman relève du conseil d'administration de LA 2028. Cette instance, constituée d'opérateurs influents et d'alliés de Wasserman, pourrait rendre improbable tout désaveu.
Wasserman, qui a sécurisé plus de 2 milliards de dollars en sponsors malgré les turbulences de ces derniers jours, demeure un acteur essentiel dans la stratégie de financement des JO. Avec un budget global estimé à 7 milliards de dollars, dont 2,5 milliards doivent provenir de partenariats commerciaux, la pression socio-politique pourrait avoir des répercussions significatives sur les finances publiques si l'événement venait à dégénérer.
Les JO de Los Angeles, à l'instar de ceux de 1984, misent sur une grande part de financement privé, mais le spectre des controverses pourrait peser lourd dans la balance à l'avenir. Pour l'instant, aucun des grands sponsors n'a exprimé l'intention de se retirer, mais l'évolution de la situation pourrait changer cette dynamique.







