New York (AFP) – Le récent retrait d'un drapeau arc-en-ciel au monument historique de Stonewall, dédié aux droits LGBT+, a déclenché un vif émoi au sein de la communauté. Cette décision fait écho à des réglementations instaurées par l'administration Trump, provoquant la colère du maire démocrate de la ville, Zohran Mamdani, ainsi que de diverses organisations de défense des droits.
Cependant, ce retrait découle d'un mémo daté du 21 janvier émis par le Service des parcs nationaux, l'entité chargée de la gestion de ce site emblématique de Manhattan. Ce document interdit le déploiement de tout drapeau en dehors de la bannière étoilée américaine, avec quelques exceptions notables.
Le monument national de Stonewall commémore les émeutes historiques de 1969, déclenchées par un raid policier au sein du Stonewall Inn, un bar emblématique de Greenwich Village. Ces événements, qualifiés de tournant majeur dans le mouvement pour les droits LGBT+ aux États-Unis, ont duré six jours et sont souvent cités comme le point de départ de cette lutte.
Le maire Mamdani a exprimé son indignation, soulignant que "New York est le berceau du mouvement moderne pour les droits LGBT+, et aucun acte d'effacement ne changera cette histoire", a-t-il déclaré sur X.
Une gifle pour la communauté
Le retrait a également provoqué des manifestations, avec une centaine de personnes, vêtues de drapeaux arc-en-ciel, s'étant rassemblées en face du Stonewall Inn pour protester. "Retirer un symbole si important de notre communauté à cet endroit est une véritable gifle", a déclaré Jade Runk, 37 ans, membre de la communauté trans. "Cela envoie un message clair : +nous ne voulons pas que vous existiez+".
Aleksander Douglas, 29 ans, a aussi exprimé son indignation : "C'est inadmissible qu'un gouvernement tente d'effacer l'existence d'une minorité", a-t-il dénoncé en levant un drapeau arc-en-ciel.
Un porte-parole de l'association GLAAD a également rappelé que "les valeurs d'inclusion et de liberté que représente le drapeau des fiertés ne peuvent être effacées". Brandon Wolf, de l'organisation Human Rights Campaign, a quant à lui critiqué l'administration Trump pour son attitude répressive envers la joie et la fierté ressenties par les communautés.
Contacté par l'AFP, le Service des parcs nationaux n’a pas répondu aux demandes de commentaires. Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a significativement inversé les progrès en matière de droits LGBT+, particulièrement ceux des personnes transgenres. Des déclarations de sa part affirment l'existence de seulement "deux sexes" et tentent de restreindre l'accès aux traitements liés à la transition de genre.







