Le Comité international olympique (CIO) souhaite persuader le porte-drapeau ukrainien, Vladyslav Heraskevych, de ne pas porter un casque portant les visages de coéquipiers tombés lors de l'invasion russe. La situation est d'autant plus délicate qu'une disqualification pourrait être envisagée si l'athlète persiste.
Mark Adams, le porte-parole du CIO, souligne l'importance pour l'athlète de participer dans un cadre respectueux. Il a déclaré : "Nous voulons qu'il concoure. C’est essentiel pour nous". Heraskevych, fervent défenseur de son message, a réaffirmé sa détermination à porter son casque, un symbole fort de mémoire et de résistance, lors de ses entraînements.
Entre compromis et sanction
Le CIO, rappelant l'article 50 de la Charte olympique, prohibe toute forme de "propagande politique" pendant les compétitions. En guise de compromis, l'instance lui a proposé de porter un brassard noir, sans inscription, pour honorer ses compatriotes, une option que l'athlète a pour l'instant rejetée.
Face à cette situation, Adams a affirmé : "Il ne s'agit pas de faire primer l’unité, mais d'établir un environnement équitable pour tous les athlètes". Le CIO ne veut pas voir plus de 130 conflits internationalement reconnus se refléter sur la scène olympique.
Le CIO réaffirme sa neutralité politique
Interrogé sur les mesures possibles en cas de non-respect de la règle par l'athlète, Adams a espéré que la discussion et le dialogue prévalent : "J'espère que d'autres athlètes pourront le convaincre de l'importance de concourir dans le respect des règles". Bien que le CIO ait consulté 4 500 sportifs pour maintenir cette politique, l'authenticité du soutien à la cause ukrainienne reste au cœur des préoccupations.
Cette situation met en lumière les défis contemporains auxquels les athlètes font face, mêlant sport et politique dans un contexte géopolitique complexe. La pression sur Heraskevych reflète une réalité où le devoir sportif et la mémoire personnelle se heurtent dans un cadre compétitif.







