À Paris, la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a décidé de saisir la justice suite à la diffusion d'une vidéo troublante montrant un garçon de 13 ans agressé par un adolescent dans un foyer de l'Aide sociale à l'Enfance (Ase) à Châlons-en-Champagne.
Ce jeudi, la ministre se rendra sur place, une décision motivée par la gravité des allégations et la vulnérabilité de la victime. Dans un courrier adressé à la procureure, elle souligne les inquiétudes soulevées concernant les conditions de sécurité au sein de l'établissement.
La vidéo, publiée sur la plateforme X, montre un jeune garçon frappé à plusieurs reprises alors qu'il est au sol, sous le regard de témoins qui filment la scène.
Selon l'article 40 du code de procédure pénale, tout fonctionnaire public conscient d'un crime doit saisir la justice immédiatement. Dans ce cas, la procureure de Châlons-en-Champagne, Annick Browne, a confirmé qu'un adolescent est suspecté d'avoir perpétré ces violences.
Ce dernier a été placé en garde à vue après les incidents survenus samedi et dimanche. Il doit comparaître devant le tribunal pour enfants début mars pour des actes ayant causé une incapacité totale de travail.
La ministre rappelle que cette situation met en lumière les défis structurels auxquels fait face la prise en charge des mineurs en conflit avec la loi. Jean-Marc Roze, président du département de la Marne, a également souligné des lacunes dans le suivi psychologique des jeunes, avec une majorité nécessitant un soutien psychiatrique insuffisamment assuré.
Les alertes s'accumulent face à un système de protection de l'enfance déjà sous pression, épuisé par un manque de ressources financières et humaines, une situation exacerbée par des coupes budgétaires. Selon les données officielles, plus de 384.000 jeunes bénéficient de l'aide de la protection de l'enfance en France, dont 221.000 sont pris en charge par l'Ase.







