À Dakar, la ville s'embrase autour de la mort d'Abdoulaye Ba, étudiant de l'Université Cheikh Anta Diop. Lors d'une intervention policière, la version officielle du procureur déclare que l'étudiant a sauté du quatrième étage pour échapper à un incendie, affirmant qu'il n'a pas été soumis à des violences. Cependant, cette déclaration est loin d'apaiser la colère des étudiants, qui accusent fermement les forces de l'ordre de l'avoir torturé avant sa chute.
Cette tragédie a fait resurgir des tensions déjà palpables dans le milieu universitaire. De nombreux témoignages recueillis par des médias locaux, tels que BBC Afrique, évoquent des pratiques répressives de la police à l’égard des étudiants qui osent s'opposer à l'autorité. Le professeur Alioune Sall, expert en droits humains, déclare : « Il est impératif que les autorités mettent en place une enquête transparente pour établir les faits. Les étudiants ont droit à la protection et à la justice. »
Alors que la contestation grandit, les syndicats étudiants demandent la démission du ministre de l'Intérieur, dénonçant une gestion calamiteuse de la sécurité dans les établissements d'enseignement supérieur. Face à cette situation tendue, Le Monde souligne que le climat socio-politique est particulièrement instable, et que des solutions doivent être trouvées rapidement.
Dans un contexte plus large, le Sénégal fait face à des défis similaires, notamment dans le cadre des conflits en cours au Soudan, où au moins 28 personnes ont été tuées dans des frappes récentes. La réalité de la violence, qu'elle soit politique ou sociale, continue d'impacter les populations, tout en renforçant la nécessité d'une justice pacifique et constructive.







