Aurore Bergé, ministre de l'Égalité et de la lutte contre les discriminations, a récemment rencontré des responsables israéliens à Jérusalem, où l'antisémitisme croissant en France était au cœur des discussions. Lors de ces entretiens, elle a évoqué un sujet particulièrement délicat : les violences sexuelles subies par les victimes israéliennes des attentats du 7 octobre. Selon elle, ces femmes n'ont pas reçu la reconnaissance ni le soutien nécessaires, par rapport à d'autres pays. « Le viol, utilisé comme une arme de guerre, a été documenté par les terroristes eux-mêmes », a-t-elle déclaré, insistant sur l'importance de ne pas minimiser la souffrance de ces victimes.
Dans ses discussions avec les députés israéliens, notamment Caroline Yadan et Constance Le Grip, Bergé a également souligné l'engagement constant de la France dans la lutte contre l'antisémitisme. Ces échanges se sont déroulés dans un contexte tendu entre Israël et la France, ce qui rendait ces affirmations d’autant plus significatives.
En abordant la montée de ce qu'Emmanuel Macron appelle « l'hydre antisémite », Bergé a pointé du doigt certains partis politiques, affirmant que des mouvements comme La France insoumise accentuent un climat d'hostilité en essentialisant à la fois les Français juifs et musulmans pour gagner des voix. « Poser la question de la valeur des violences subies par des femmes israéliennes est inacceptable », a-t-elle insisté.
Interrogée sur les accusations de génocide portées contre Israël, Bergé a été claire : « La situation humanitaire à Gaza est catastrophique, mais il n'y a pas de Français juif responsable de cette tragédie ». Elle a défendu une approche diplomatique, appelant à une reconnaissance mutuelle des droits d'Israël et à l'émergence d'un État palestinien sûr.
Elle a également salué l'initiative d'Emmanuel Macron visant à rendre inéligibles les candidats ayant fait des déclarations antisémites, qualifiant cela de « nécessité de salubrité publique ». La France, a-t-elle souligné, doit maintenir un dialogue constructif avec Israël, même face à des crises mutuelles. Ce voyage de presse soulève des questions cruciales sur l'avenir des relations entre les deux pays, alors que la paix reste fragile et que d'autres États se montrent prêts à s'engager dans cette démarche.
Finalement, Bergé a plaidé pour une prise de responsabilité collective afin de trouver des solutions durables et pacifiques dans la région, tout en dénonçant les confusions qui se font souvent entre critique légitime d'Israël et antisémitisme.







