Le secrétaire américain à l'énergie, Chris Wright, a récemment affirmé dans un entretien avec l'AFP que le "culte du climat" a considérablement fragilisé l'économie européenne. Il a décrit la relation entre les États-Unis et l'Europe comme marquée par une "fermeté affectueuse", révélant une volonté de renforcer l'alliance au moment où les risques économiques croissent.
Wright a critiqué les politiques environnementales mises en place ces 17 dernières années, qu'il qualifie de "culte du climat", affirmant qu'elles ont conduit à une augmentation des coûts de l'énergie. "L'Europe produit aujourd'hui moins d'énergie qu'il y a 17 ans, et cela a entraîné une flambée des prix", a-t-il déclaré lors d'une conférence à l'Institut français des relations internationales à Paris.
Il a également souligné que ces politiques ont aggravé la situation en délocalisant des emplois vers l'Asie, diminuant les opportunités économiques pour les Européens, rendant le paiement des factures plus difficile et creusant la dépendance à la Russie pour l'approvisionnement énergétique.
Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en 2025, les États-Unis semblent se détourner des engagements climatiques précédents. Trump avait déjà annoncé l'abrogation d'une législation adoptée sous l'administration Obama, qui avait servi de cadre pour la lutte contre les gaz à effet de serre. Cette manœuvre suit un retrait des États-Unis de l'Accord de Paris.
Chris Wright a également évoqué l'impact mesurable du changement climatique, notant qu'il n'a pas entraîné de changements significatifs, ajoutant que les politiques pro-environnementales n'ont pas produit l'effet escompté sur le réchauffement planétaire. Selon lui, les années 2023 à 2025 ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon les données publiées par l'institut européen Copernicus.
Sur la dynamique entre les États-Unis et l'Europe, il a reconnu les tensions, notamment suite aux récentes déclarations de Donald Trump concernant l'acquisition du Groenland. Wright a précisé que les États-Unis demeurent un partenaire fiable pour l'Union européenne, aspirant à encourager l'Europe à développer son autonomie militaire et énergétique, ainsi qu'une économie renforcée.
Concernant le pétrole au Venezuela, Wright a indiqué que les efforts consistent à augmenter la production, signalant qu'une somme significative a déjà été transférée à Caracas depuis l'arrestation du président Nicolás Maduro. Il a ajouté que des efforts sont en cours pour combattre la corruption dans l'industrie pétrolière vénézuélienne.
Enfin, le ministre a abordé le sujet de l'Agence Internationale de l'Énergie (AIE), qu'il a critiquée pour son approche climatique. Wright a exprimé un souhait de réforme afin de mieux aligner les efforts de l'agence avec les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, rappelant l'importance de l'Accord de Paris pour une transition vers une économie neutre en carbone d'ici 2050.







