Lors du vote concernant le financement du Plan piscines, qui inclut la construction de trois nouvelles piscines à Royan, Cozes et Étaules, ainsi que la réhabilitation de celle de Saujon, des chiffres contradictoires ont émergé. Patrick Marengo, vice-président de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique (Cara), avance le chiffre de 51 millions d'euros, tandis que le président de la Cara, Vincent Barraud, cite un coût de 47 millions d'euros. Ces divergences suscitent des interrogations.
« Je pense que Vincent Barraud ne maîtrise pas complètement les chiffres », explique Patrick Marengo au Sud Ouest en se basant sur des estimations détaillées. Pour Marengo, la construction de la piscine d'Étaules nécessitera 10,9 millions d'euros, celle de Cozes 9,1 millions d'euros, et celle de Royan 27,2 millions d'euros. En ajoutant les 4 millions d'euros pour la réhabilitation de Saujon, le montant total s'élève bien à 51 millions d'euros.
Les charges annuelles sous le feu des projecteurs
Marengo a également évoqué les charges que la Cara devra supporter sur les vingt prochaines années. La contribution annuelle pour l’investissement serait de 1,7 million d'euros, accompagnée d'une contribution d'exploitation de 2,6 millions d'euros. Ce qui représente un total de 4,2 millions d'euros par an, soit 85,4 millions d'euros sur deux décennies.
Au niveau de l'attribution du marché, un groupement de sociétés composé de GTM Bâtiment Aquitaine, Engie Énergie Services et Action Développement Loisir a été désigné pour réaliser les travaux. Les deux autres candidats ayant proposé des projets, mais qui n'ont pas été retenus, recevront chacun une prime de participation de 150 000 euros. Cette situation génère également des discussions dans la communauté locale.
Il est évident que les enjeux financiers liés à ce projet sont cruciaux pour le bon déroulement de l’initiative. Les opinions divergent, mais la clarté sur les coûts est essentielle pour maintenir la confiance des citoyens dans leurs élus et dans les projets d'infrastructure proposés.







