Lors de son élection en 2020, Nadine Herman-Bancaud avait annoncé qu'elle ne briguerait qu'un seul mandat. Cependant, face aux défis et aux projets en cours, elle a finalement décidé de se représenter en mars prochain. Sa candidature sera en effet confrontée à celle de Jean-Michel Gourdeau, son premier adjoint, qui ne cache pas son désappointement quant à cette décision.
Une candidature surprise pour certains. Nadine Herman-Bancaud, âgée de 75 ans, a reconnu avoir longuement hésité avant d'annoncer sa décision. "Je me suis beaucoup interrogée," a-t-elle déclaré. "Mon mandat a été troublé par la pandémie, et il y a beaucoup de projets à finaliser pour le développement de notre territoire." Elle estime que son rôle est désormais plus crucial que jamais, revendiquant des initiatives qui revitalisent Nontron et en font une commune attrayante, comme l'indiquent des nouveaux arrivants.
Le paysage politique nontronnais s'illumine alors de tensions. Jean-Michel Gourdeau, 66 ans, a exprimé son mécontentement, admettant que la maire sortante avait promis de ne pas se représenter. "Elle a le droit légalement de se porter candidate, mais sur la base de la confiance, cela soulève des questions," a-t-il expliqué. Gourdeau mène une liste dite apolitique, soutenue par d'anciens conseillers qui étaient en accord avec son opposition à Herman-Bancaud.
En parallèle, un collectif de gauche pourrait également désirer s'immiscer dans cette bataille électorale, illustrant une dynamique locale en effervescence. Les municipales de mars s'annoncent donc comme un affrontement passionnant et riche en enjeux pour la commune, si tant est qu'une troisième voix vienne se faire entendre.
Cette situation illustre bien les bouleversements en cours dans la politique locale et les aspirations des citoyens qui questionnent le renouvellement et la continuité. Avec un contexte électoral antagoniste, les Nontronnais seront placés devant un choix essentiel lors des prochaines élections.







