Des plateformes comme OnlyFans et Mym, accusées d'exploiter des « modèles », souvent jeunes, sont au cœur d'un débat législatif ce mardi 10 février 2026, au Sénat. Ces lieux d'échange de contenus sexuels et pornographiques, qui se sont multipliés durant la crise sanitaire, pourraient faire l'objet de nouvelles législations visant à lutter contre les abus.
Une proposition de loi, soutenue par une centaine d'élus de droite et du centre, est examinée en première lecture. Ce projet vise à encadrer ce secteur encore peu réglementé, le représentant du **Sénat** mettant en lumière la montée des « proxénètes 2.0 », une menace croissante dans cette industrie innovante mais risquée.
Le phénomène du « camming », popularisé par des plateformes comme le géant britannique OnlyFans ou le français Mym, permet aux utilisateurs de vendre des contenus sexuels par abonnement. Derrière ces images et vidéos érotiques se cache un vaste réseau commercial. Les « managers » ainsi que des intermédiaires se chargent d'attirer des abonnés pour les modèles, utilisant parfois des « tchatteurs » pour gérer les interactions en ligne.
Avec la prolifération de ce type de contenu, des experts soulignent une inquiétude croissante vis-à-vis des dangers potentiels, notamment pour les jeunes utilisateurs. Le **Sénat** met en avant la nécessité d'une régulation stricte pour protéger les individus vulnérables et prévenir des dérives exploitantes. « La réglementation doit être impérative pour éviter que des personnes soient manipulées », déclare un spécialiste du droit numérique.
Les créateurs de contenu, souvent attirés par la promesse d'un salaire d'appoint, défendent également leur choix en tant que travailleurs autonomes. Ce débat complexe soulève de nombreuses questions éthiques et sociétales, et il reste à voir comment le législateur va naviguer au milieu de ces enjeux délicats.
Un piège infernal pour des modèles parfois mineurs







