La tension est palpable alors que Marine Le Pen s'apprête à recevoir, ce mercredi, la décision de la cour d'appel de Paris. En effet, lors des réquisitions, les avocats généraux ont demandé quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis, ainsi qu'une amende de 100 000 euros et, surtout, une inéligibilité de cinq ans. Cette annonce survient après de longues semaines de débats judiciaires au cours desquels l'avenir politique de Le Pen a été mis sur la table.
Selon Le Monde, Marine Le Pen devrait annoncer sa candidature à la présidentielle de 2027 immédiatement après avoir connaissance de la décision. La clé réside dans la durée de l'inéligibilité qui pourrait efficacement clore ses ambitions. À ce propos, elle a déclaré qu'une condamnation de plus de deux ans d'inéligibilité serait une barrière insurmontable.
S'inspirant de cette situation, les avocats de Le Pen, Rodolphe Bosselut et Sandra Chirac-Kollarik, ont préparé leurs plaidoiries pour tenter de renverser la vapeur. Ils contesteront l'accusation qui a présenté leur cliente comme l'instigatrice d'un système frauduleux ayant détourné 1,4 million d'euros. La défense tentera de prouver que l'embauche d'assistants parlementaires, financés par des fonds européens, était légale.
L'ambiance lors de ce procès a été notablement différente de la première instance. De nombreux observateurs, tel que l'analyste politique Jean-Michel Blanquer, soulignent que la présidente du tribunal a fait preuve de grande écoute, ouvrant la voie à l'espoir d'une issue favorable pour Le Pen. "Je crois aux miracles", a-t-elle partagé, ajoutant une touche d'optimisme à son argumentaire.
Les discussions se poursuivent sous le regard attentif de ses partisans. Un député un proche de Le Pen a commenté : "En cas de condamnation, il faudra faire face à cette réalité, sans lui laisser la place ici. Quoi qu'il arrive, nous continuerons à préparer le RN pour les prochaines élections."
Les yeux rivés sur ce verdict, l'avenir du Rassemblement National pourrait être redéfini selon l'issue de cette affaire judiciaire. Qu'elle soit favorable ou en défaveur, la décision de ce jour pourrait bien être un tournant pour le paysage politique français.







