Démis de ses fonctions le mois dernier suite à une condamnation, Yann Bompard a fait son retour à la mairie d’Orange grâce à un recours entrepris le 6 février. Cet événement se produit à l'approche des élections municipales prévues dans un mois.
Le rebondissement dans la politique d'Orange est surprenant. Selon une annonce officielle de la préfecture du Vaucluse, Yann Bompard a réussi à retrouver son fauteuil dans cette ville souvent associée à l’extrême droite. Ce retour fait suite à un recours contre l’arrêté préfectoral qui l’a écarté de ses fonctions fin janvier après une décision judiciaire.
La préfecture a précisé que la suspension de l'arrêté de démission d'office était un facteur clé de ce retour. « Avec l'appel interjeté par Yann Bompard le 26 janvier contre la décision du tribunal, le mandat de conseiller municipal et de maire est maintenu jusqu'à ce que le tribunal administratif se prononce », a-t-elle déclaré. Une audience est déjà fixée pour le 6 mars, juste à temps avant le début des élections municipales.
Ce retournement crée une certaine confusion dans cette commune d'environ 30 000 habitants, où la famille Bompard a dominé la scène politique pendant des années. Contacté par l'AFP, Yann Bompard n'a pas pu répondre immédiatement.
Le 26 janvier, la situation s’est envenimée pour lui : il avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité en raison d'une affaire, marquée par une peine d’emprisonnement avec sursis pour usage d'assistant parlementaire fictif. Ce jugement a eu lieu dans un contexte où son père, Jacques Bompard, a récemment vu son inéligibilité levée, lui permettant de se positionner comme candidat aux municipales de mars.
Jacques Bompard, figure emblématique de la ville, avait d'abord été élu sous l'étiquette Front national (FN) et, après avoir quitté ce parti, a formé la Ligue du Sud en 2010. Avec ce contexte chaotique, l'issue des prochaines élections à Orange s'annonce pleine de suspense.







