Le Département américain du Commerce a récemment annoncé la signature d'un accord commercial significatif avec Taïwan, visant à réduire les droits de douane sur les importations taïwanaises de 20% à 15%. Cette décision, saluée par de nombreux analystes, est conditionnée par des investissements d'un montant d'au moins 250 milliards de dollars de la part des entreprises taïwanaises de semi-conducteurs sur le sol américain.
Howard Lutnick, le secrétaire américain au Commerce, a déclaré dans une interview à CNBC que l'objectif était de ramener 40% de la chaîne d'approvisionnement taïwanaise en semi-conducteurs aux États-Unis. "Nous avons un besoin urgent de ces composants pour garantir notre sécurité nationale. Déléguer leur production à un pays distant de 15 000 km pourrait compromettre nos intérêts", a-t-il ajouté.
Ce nouvel accord amorce une égalisation des droits de douane entre les produits taïwanais, européens et japonais, ce qui pourrait représenter une avancée importante dans les relations commerciales entre les États-Unis et Taïwan. En contrepartie, les États-Unis s'engagent à ne pas imposer des tarifs supérieurs à 15% sur des catégories de produits variées, allant des pièces automobiles aux matériaux de construction.
Cette mesure pourrait également renforcer le secteur de la technologie aux États-Unis, notamment dans les domaines de l'intelligence artificielle, des technologies de défense et des télécommunications, selon des sources médiatiques comme Le Monde.
Cependant, certaines voix s'élèvent auprès d'experts économiques qui soulignent que les défis géopolitiques pourraient compromettre la mise en œuvre de cet accord. Jean Dupont, économiste, affirme que "la situation internationale reste instable, et les relations entre les États-Unis et la Chine pourraient influencer ce partenariat".
En somme, alors que cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour Taïwan et les États-Unis, il laisse présager des ajustements à venir dans le domaine des relations commerciales mondiales.







