Le triple meurtre d'une mère, de son épouse et de sa fille à Ankara a provoqué une onde de choc dans le pays. L'association turque "Nous ferons cesser les féminicides" a immédiatement réagi en appelant à un rassemblement pour dénoncer cette violence inacceptable. L'organisation souligne que 294 femmes ont été assassinées par des hommes en Turquie en 2025, et 297 autres sont mortes dans des circonstances troublantes, renforçant la nécessité d'une réforme judiciaire.
Les événements dramatiques survenus lundi à Ankara ont suscité l'indignation d'associations féministes, qui dénoncent le fait que le principal suspect était un détenu bénéficiant d'une permission de sortie temporaire. Selon les médias turcs, toutes les victimes ont été abattues par le suspect, qui a par la suite retourné l'arme contre lui-même.
Le suspect, incarcéré pour des crimes tels que la menace avec une arme et la fraude, avait obtenu une permission de sortie de onze jours, une pratique controversée qui suscite des interrogations sur la sécurité des femmes dans le pays. Les experts estiment que de telles permissions sont trop souvent accordées, laissant des femmes sans protection face à des hommes potentiellement dangereux. Selon l'écrivaine et militante pour les droits des femmes, Leyla Güven, "cette tragédie est le fruit d'un système qui néglige la sécurité des femmes".
Cette tragédie familière illustre les défis persistants liés aux féminicides et à la violence à l'égard des femmes en Turquie. Au fur et à mesure que les manifestations se multiplient, il devient urgent d'exiger des mesures concrètes pour protéger les femmes. "Il est temps de faire entendre notre voix et d'exiger des changements", déclare une des participantes au rassemblement d'Ankara, preuve que cette lutte est loin d'être terminée.







