Le 29 janvier, la soirée a été marquée par des coups de feu dans le quartier de la Ramade, à Lormont, près de Bordeaux. Cinq suspects, interpellés et présentés à la justice le 6 février, sont désormais en détention. Selon les informations recueillies, ces tirs seraient liés à un conflit territorial pour le contrôle d'un point de vente de drogue.
Les premiers échos de cette situation ont été redoutables, avec une habitante de la rue Henri-Dunant alertant les autorités après avoir entendu des rafales de tir. À leur arrivée, les forces de l'ordre ont découvert des étuis de calibre 7,62 mm typiques des armes de guerre, spécifiquement une Kalachnikov, laissant présager la gravité de la situation. Ceci a conduit la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) à prendre en main l'enquête, qui a révélé une connexion avec des écoutes téléphoniques d'autres affaires criminelles en cours.
Le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, a souligné lors d'une conférence de presse le 10 février que des discussions évoquaient même la volonté de provoquer des victimes. Une telle dynamique témoigne d'une escalade inquiétante des violences liées au trafic de stupéfiants.
Tous les suspects, interpellés lors d'une opération conjointe impliquant des unités spécialisées comme la BRI et le Raid, ont gardé le silence au cours de leurs interrogatoires. L'enquête a mis à jour un réseau dont le présumé donneur d'ordre est déjà incarcéré pour extorsion. Le procureur a précisé que les jeunes, dont l'âge varie de 17 à 30 ans, sont principalement originaires de Lormont et possèdent des liens étroits avec le milieu criminel.
Tentative de meurtre : un climat de violence persistante
Une procédure pour tentative d’homicide volontaire a été ouverte à la suite de ces événements. Le procureur Renaud Gaudeul a noté que la guerre de territoire s'intensifie, bien que son ampleur exacte reste à établir. Il a mentionné que d'autres régions de France voient des phénomènes similaires, alimentés par une augmentation de la production de drogue en Amérique du Sud.
La situation à Bordeaux est préoccupante ; les autorités se préparent à faire face à cette violence montante. Les actions de la DCOS, renforcées par des moyens considérables, visent à porter un coup d'arrêt à ce cycle de violence et à garantir la sécurité des citoyens.







