Le préfet des Landes a statué ce 9 février 2026 sur un nouvel arrêté visant à réguler la consommation, la détention et le transport du protoxyde d’azote dans le département. Cette mesure, en vigueur pour trois mois jusqu’au 30 avril 2026, fait suite à un premier arrêté datant de décembre 2025, témoignant de la volonté des autorités de lutter contre les abus constatés avec ce gaz.
La Préfecture souligne les risques sanitaires liés à l'usage récréatif de ce gaz, souvent détourné de son usage initial pour provoquer des effets psychoactifs. Dans un communiqué, elle indique : "L'usage du protoxyde d'azote, notamment par les jeunes, est fréquemment constaté lors d'événements festifs". Ces inquiétudes rejoignent les préoccupations similaires exprimées par d’autres départements, qui tentent de contenir cette tendance préoccupante.
Que prévoit l'arrêté ?
Selon les nouvelles règles, la consommation de protoxyde d'azote dans les espaces publics est strictement interdite. Qu'il s'agisse de parcs, de rues ou de parkings, les infractions peuvent conduire à des sanctions. De plus, la détention de ce gaz en public constitue également une violation, s'appliquant à toutes ses formes, qu'il s'agisse de cartouches, de bonbonnes ou de bouteilles.
Le texte précise que pour transporter du protoxyde d’azote, il faut être en mesure de prouver un usage légal et être majeur. Par ailleurs, les utilisateurs doivent veiller à ne pas abandonner de cartouches usagées sur la voie publique, une pratique qui sera également sanctionnée.
Des amendes pouvant atteindre 15 000 euros
Les forces de l’ordre sont désormais investies du pouvoir de contrôler et de verbaliser. En cas d’infraction, les amendes peuvent s’élever jusqu’à 15 000 euros. Ce nouvel arrêté complète déjà les dispositions nationales existantes, interdisant la vente de protoxyde d'azote aux mineurs et dans les débits de boissons ou de tabac.
Cependant, l'usage professionnel ou alimentaire de ce gaz, utilisé par des restaurateurs ou des professionnels de santé, n’est pas concerné par cette interdiction, tant qu'il est réalisé dans un cadre légal. Ces mesures visent à protéger la santé publique, en particulier celle des jeunes, et à garantir une atmosphère plus sûre dans les lieux publics.







