En France, près d'un million de personnes vivent avec Alzheimer ou des troubles similaires, et les chiffres ne cessent d'augmenter. D'ici 2030, cette population pourrait atteindre 1,75 million. Pour répondre à ces enjeux croissants, les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont mis en place des Unités de Vie Protégée (UVP), des espaces spécialement conçus pour accueillir ces malades, leur offrant un cadre sécurisé et chaleureux, tout en garantissant un accompagnement personnalisé.
Unité de Vie Protégée : un environnement adapté aux patients Alzheimer
L'Unité de Vie Protégée (UVP) est une structure intégrée à la plupart des Ehpad, visant à soutenir les personnes âgées de plus de 60 ans atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles cognitifs similaires. Auparavant appelés Cantou, ces centres ont été établis dans les années 1970, offrant un environnement accueillant pour les personnes présentant des symptômes de démence.
Équiper les UVP de chambres individuelles contribue à recréer un cadre familier pour leurs résidents, tout en veillant à maintenir un environnement à taille humaine, généralement limité à 20 résidents. Ces unités sont dotées d'espaces communs propices aux interactions sociales.
Caractéristiques spécifiques d’une Unité de Vie Protégée en Ehpad
Les UVP proposent un cadre de vie totalement adapté, proposant des soins supplémentaires aux personnes dépendantes en raison des troubles cognitifs et physiques. Le personnel des UVP est constitué d’équipes pluridisciplinaires, comprenant des aides-soignants, des psychomotriciens, et d'autres professionnels spécialisés dans le traitement des symptômes de la démence.
Ces unités sont également équipées de dispositifs de sécurité tels que des fenêtres et des portes verrouillables, pour prévenir les chutes et les accidents. En outre, elles offrent des ateliers sur des thématiques relatives à la maladie d'Alzheimer, visant à redonner aux résidents le plaisir de vivre grâce à des activités stimulantes.
Les UVP s'efforcent de préserver l'autonomie des patients en les impliquant dans les activités quotidiennes, comme la vaisselle ou la préparation des repas, similaire à une vie à domicile. Un suivi personnalisé vise à les encourager au quotidien.
Enfin, les UVP reconnaissent l'importance des familles, souvent désemparées face à la maladie. Ainsi, elles organisent des réunions mensuelles pour intégrer leurs avis et propositions, visant à améliorer le quotidien des résidents.







