Les mutuelles communales se développent comme une réponse incontournable à la hausse des frais de santé qui restent à la charge des patients. En effet, environ 10 000 communes en France proposent désormais ce type de service, principalement destiné aux retraités et aux travailleurs indépendants.
Le principe est simple : une collectivité locale, souvent à travers son Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), s'emploie à négocier des contrats de complémentaire santé à tarifs encadrés avec des mutuelles ou assureurs. Ces contrats, qualifiés de "responsables", viennent compléter les remboursements de l’Assurance maladie, sans pour autant remplacer le régime obligatoire.
La mise en place de ces mutuelles commence généralement par une consultation des habitants pour cerner leurs besoins. Par la suite, la commune engage des négociations visant à obtenir des garanties satisfaisantes à coût maîtrisé. Des réunions d’information sont mises en place pour présenter les offres choisies. L’adhésion est individuelle et volontaire, sans questionnaire médical, ce qui contribue grandement à leur attractivité.
Les retraités, principaux bénéficiaires
Environ 70 % des adhérents sont des retraités, mais les mutuelles communales s'adressent également à d'autres catégories comme les travailleurs indépendants, auto-entrepreneurs, demandeurs d’emploi, étudiants, et agents territoriaux. L'absence de conditions de ressources, d'âge ou de santé participe à une logique d’accès solidaire aux soins, limitant ainsi le renoncement aux soins pour des raisons financières.
Selon des données récentes de la Mutualité française, le nombre de communes proposant une mutuelle communale est passé d'environ 2 800 en 2018 à 10 000 en 2023, témoignant de l'engouement croissant pour cette solution.







